| 34e séminaire de recherche |
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| 02-12-2010 | |
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La
recherche en intelligence économique est
aujourd’hui relativement limitée et
cantonnée à des secteurs particuliers,
malgré une évolution notoire ces
dernières années.
Durant les années 70 à 90, la recherche était principalement centrée sur la veille et les outils de veille en général. L’information est étudiée sous la problématique « recherche » principalement. Depuis
les années 2000, de nouvelles approches émergent
font jour (Pierre Fayard, Professeur à
l'Université de Poitiers détaché
à l'Ambassade de France au Pérou en tant que
Conseiller de coopération et d'action culturelle : approche
culturelle ; Nicolas Moinet, Directeur du Master mention
Stratégie de l’information et de la communication
spécialité « Intelligence Economique et
Communication Stratégique : travaux sur les
réseaux et associations ; Rapports Anteios :
géopolitique et géoéconomie).
L’Ecole de Guerre Economique se concentre sur des thématiques pour l’instant marginales, notamment les problématiques d’accroissement de puissance et les conflits informationnels. L’analyse des conflits est restée longtemps sans penseur, et ce, pour des raisons historiques et sociologiques (des travaux qui ont érigé cette discipline sans tenir compte de cette question – travaux de Marx, Weber ou encore Durkheim). D’après Christian Harbulot, Directeur de l'EGE, « en privilégiant les réflexions sur l’économie, la compréhension de l’action sociale ou sur les impératifs sociaux qui s’imposent aux individus, les universitaires français ont abandonné cette approche aux universitaires anglo-saxons ». Durant la période allant de 1997 à 2002, encore 48% des thèses concernaient la veille (technologique ou stratégique), selon une étude menée par Didier Lucas et Damien Brute de Rémur. Le champ d’analyse des publications évolue. En témoignent le récent ouvrage de Pascal Gauchon, Manuel de géopolitique et de géoéconomie, PUF, 2008, et La guerre économique. Rapport Anteios, de Frédéric Munier et Jean-Marc Huissoud, PUF, 2010. Tout au long des années de séminaires de recherche, l’EGE a usé de ressources variées pour faire apparaître les politiques d’accroissement de puissance. Les sciences politiques, sciences du langage et sociologie ont par exemple été utilisées pour l’étude de l’influence culturelle dans les rapports de force. L’histoire, les sciences politiques, les sciences économiques ont permis d’apporter des éléments de réflexion sur la prédominance de l’information dans les conflits asymétriques, sur les antagonismes entre la dynamique de marché et la problématique de puissance, sur les antagonismes entre logique de marché et développement des territoires, etc… Deux thématiques de recherche ont été illustrées par deux doctorants de l’EGE, Augustin Roch et Aubry Springuel, à travers la présentation de leurs propres thèses. Au total, 10 thématiques majeures (le processus d’accroissement de puissance dans le monde de l’après-guerre froide ; les stratégies d’influence dans le monde virtuel ; le rôle de l’influence culturelle dans les rapports de force ; antagonismes entre dynamique de marché et problématique de puissance ; les antagonismes entre logique de marché et développement des territoires ; la prédominance de l’information dans les conflits asymétriques ; les contradictions entre la dépendance, l’autonomie stratégique et la souveraineté ; légitimité et utilité des conflits ; le management de l’information dans les enjeux concurrentiels ; la manipulation de l’information dans le débat scientifique) ont été traitées lors de ces séminaires de recherche, auxquels ont participé professeurs d’université, enseignants chercheurs et doctorants. Adrien M. (Portail IE) |







