| Compte rendu : Conférence sur l'intelligence sportive avec le député David Douillet |
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| 20-04-2010 | |
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Le 13 avril 2010,
l’AEGE a organisé une conférence sur
« l’intelligence sportive et les outils
d’intelligence économique dans le domaine du sport
» avec pour invité très
spécial Monsieur David Douillet,
Député des Yvelines.
Pour ceux et celles qui n'auraient pu être présents ou souhaite revenir sur ce qui a été dit, le compte-rendu de la conférence est déjà disponible [lire la suite]. L’évènement
a débuté par une introduction sur
vidéo de Monsieur Bernard Carayon,
Député du Tarn. David Douillet est venu dans les locaux de l’EGE pour parler de la mission que lui a confié le Président de la République, pour réaliser un rapport unique encore dans l’histoire nationale, sur la stratégie de captation des grands événements sportifs en France. Sa mission consiste à la fois à:
La France a organisé la plupart des grands événements sportifs, mais les Jeux Olympiques lui ont échappé. Pourtant, tout le monde semble s’accorder pour dire que les dossiers techniques sont de très grande qualité. De Gaulle, en 1946, avait nommé Maurice Erzog, secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, pour tisser le premier maillage d’intelligence sportive. La France manque de réseaux d’influence, condition sine qua non d’une véritable action d’influence, constitutive de toute politique de puissance. Pour David Douillet, le sport est un vecteur de puissance, une vitrine qui assure la promotion et la reconnaissance d’un pays ; il évoque pour illustrer son propos, l’exemple du Bloc de l’Est durant la Guerre Froide. Les choses ont très peu changé depuis : l’incidence économique prend aujourd’hui le pas sur l’incidence politique. Les pays en développement sont actuellement dans une dynamique de promotion de leurs Etats et de stimulation de leur tissu économique : ce sont donc des candidats redoutables. Le Brésil accueille ainsi successivement les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de football. Les petits pays sont capables de répondre aux cahiers des charges les plus exigeants, en présentant de moyens financiers considérables. Il s’agit d’une concurrence très forte pour la France, aujourd’hui 6ème en termes d’organisation d’événements sportifs à l’échelle mondiale. David Douillet cherche à tirer la sonnette d’alarme et à souligner le caractère urgent de la situation. Si la France ne réagit pas rapidement, par la mise en œuvre d’une politique stratégique et volontariste de conquête, combinant présence et influence auprès des grands décideurs des institutions internationales, elle risque de vite devenir « sous-développée » dans le sport international. Il existe de
réels problèmes d’infrastructures
sportives en France. Elles ne sont actuellement pas à la
hauteur des exigences des fédérations
internationales qui s’appuient sur les édifices
existants pour l’évaluation des dossiers. De
nombreuses compétitions sportives ne peuvent actuellement
pas être organisées sur le sol français
en raison de l’absence d’infrastructures
satisfaisantes. Selon David Douillet, si une
stratégie de maillage des édifices sportifs
n’est pas mise en place, ce sont le sport de haut de niveau
et de masse qui vont subir une baisse. Une certaine
éducation des élus locaux doit se faire en ce
sens, pour qu’ils puissent appréhender la
globalité des enjeux qui se cachent derrière la
problématique des infrastructures.Les conditions fondamentales pour qu’un pays se voie attribuer l’organisation d’une manifestation sportive, sont l’existence d’une décision politique au plus haut niveau et de garanties financières. Dans cette optique, David Douillet propose la création d’une institution chargée de mettre en place une stratégie sportive pérenne. Les financements seront assurés par des partenariats de longue durée avec des grandes entreprises qui participeront à la politique sportive française. Les secteurs privé et public doivent travailler ensemble pour élaborer une grande stratégie d’intelligence sportive : les entreprises doivent comprendre ce qu’est le monde du sport et comprendre ce qu’il peut leur apporter. Une autre solution envisagée est la création d’une école de formation pour les dirigeants sportifs français, qui ne sont aujourd’hui pas soutenus par la France, alors qu’ils apporteraient une grande plus-value à une politique sportive française structurée. |








L’évènement
a débuté par une introduction sur
vidéo de Monsieur Bernard Carayon,
Député du Tarn.
Il existe de
réels problèmes d’infrastructures
sportives en France. Elles ne sont actuellement pas à la
hauteur des exigences des fédérations
internationales qui s’appuient sur les édifices
existants pour l’évaluation des dossiers. De
nombreuses compétitions sportives ne peuvent actuellement
pas être organisées sur le sol français
en raison de l’absence d’infrastructures
satisfaisantes. Selon David Douillet, si une
stratégie de maillage des édifices sportifs
n’est pas mise en place, ce sont le sport de haut de niveau
et de masse qui vont subir une baisse. Une certaine
éducation des élus locaux doit se faire en ce
sens, pour qu’ils puissent appréhender la
globalité des enjeux qui se cachent derrière la
problématique des infrastructures.