Flux RSS AEGE

Les newsletters


WEC 2011 : le serpent rampe avec nous Convertir en PDF Suggérer par mail
14-10-2011
Article WEC
Pour des raisons techniques indépendantes de sa volonté, l’équipe du site AEGE n’a pu mettre en ligne cet article la semaine dernière, au retour du WEC, elle vous présente ses excuses et vous propose aujourd’hui, fidèle lecteur, la version originale du compte-rendu du WEC 2011.

Ce lundi matin à l’EGE, on comptait encore ses bleus et l’on se découvrait de nouveaux muscles sous l’effet des courbatures. La raison ? Un week-end à rallonge, placé sous le signe de la cohésion, au cours duquel les étudiants de la promo XV ont transpiré, souffert, bu, dansé et ri ensemble.  L’occasion de resserrer des liens déjà bien tissés au cours des semaines précédentes. Tout ceci n’aurait pu être possible sans la dévotion et l’implication des BDE, ainsi que des actuels et ex-étudiants, responsables de ces bons moments partagés.  

Pour resserrer les liens parmi ses successeurs et transmettre le flambeau dont elle avait elle-même hérité l’an passé, la promo XIV leur avait concocté (à merveille) trois jours de détente dans le Gâtinais, à Souppes-sur-Loing. « C’est où ce bled? » « Qu’est-ce qui nous attend ? » étaient les deux questions récurrentes sur le trajet séparant Paris de cet endroit annoncé comme « bucolique ».

Désormais familier de la zone, les étudiants de la P.XV s’interrogent encore sur le sens que leurs prédécesseurs accordent à ce mot… Néanmoins, et personne ne pourra le nier, la première journée fut riche en –ique : physique, aquatique, alcoolique et certainement pas soporifique (bien que le soir venu, l’état des péquinziens, ravagés par l’effort, aient pu laissé l’envisager).

Le temps de jeux censés mesurer leur sens du combat et leur intelligence stratégique, les étudiants furent scindés en deux équipes. Plus proche de Conan que de Sun Tzu, ils offrirent aux rares curieux peuplant le champ de bataille un bien curieux spectacle fait de mises à l’eau et d’enfarinages. Au point culminant de leur affrontement, les deux équipes firent preuve de résistance acharnée dans des forêts de bras et de jambes.

Pour beaucoup, le réveil fut dur samedi matin. Toutefois, des courageux s’offrirent un jogging dans les (la ?) rue(s) de Souppes, suscitant l’admiration de leurs pairs.
Après avoir parcouru plusieurs kilomètres en terrain inconnu, la P.XV eut le grand plaisir de découvrir qu’elle allait passer la journée à grimper aux arbres et à illustrer sa combativité au cours de parties de paint-ball promettant d’être aussi engagées que les mêlées de la veille. Ceci compensant largement le sacrifice expiatoire accompli par les fans d’un autre Quinze, qui pendant ce temps-là flanquait une fessée aux Anglais.
L’accrobranche fut une joyeuse découverte pour les uns, une véritable révélation pour d’autres auxquels ne résistèrent pas les parcours les plus difficiles. Un autre encore, finit son aventure suspendu au beau milieu d’un câble, à dix mètres au-dessus du sol.

A n’en pas douter, le paint-ball fut le point d’orgue de la journée pour ceux qui s’y livrèrent corps et biens. De la défense d’un château à la conquête d’un pont, les troupes mirent toutes leur énergie dans la bataille. L’occasion pour l’équipe des blancs, épaulée par des anciens, de tenir la dragée haute à des bleus renforcés par l’expertise des militaires de la PXV. On arrêta rapidement de compter les points, trop occupés à essayer d’éviter les balles et à tenter d’y voir quelque chose. Ils n’étaient pas huit, pas cinquante-mille non plus, mais assez nombreux pour rendre les combats épiques.

Rentrées à la base, couvertes de poussière et boiteuses, les troupes n’avaient pour seul désir que le réconfort d’une bonne douche chaude. C’était sans compter le sadisme des anciens qui enfoncèrent le clou en mettant à l’épreuve leur endurance au cours d’activités physiques supplémentaires. Vint finalement la douche, qui s’avéra froide.

Rafraîchis mais propres, nos néo-spartiates étaient fins prêts pour la soirée concoctée par leurs prédécesseurs. Revigorés par un excellent barbecue, ils furent ensuite présentés devant le marabout de l’AEGE qui leur offrit à chacun le privilège, acquis de haute lutte, de rejoindre la communauté. La nuit fut longue et, comme nos ventres, bien remplie.

Mission accomplie pour ce week-end qui portât bien son nom. Finalement, les réveils en fanfare seront peut-être la seule chose que ses participants n’auront pas regrettée.
Gageons que les heureux élus n’oublieront pas de sitôt les événements de ce week-end, dont ils sortent assurément plus soudés qu’ils n’y étaient entrés.

La P.XV s’apprête maintenant à marcher sereinement sur le chemin de ses glorieuses aînées, et ce d’autant plus que le serpent rampe à ses côtés.