Patiemment, nous avons tissé des liens,
nous avons croisé de la connaissance,
nous avons débattu pour faire notre tra-
vail d’enseignants et de chercheurs.Pour
former de bons spécialistes en IE, il im-
porte de comprendre les besoins des or-
ganisations. Mais, il ne suffit pas unique-
ment de savoir faire. Il faut aussi savoir
transmettre son expérience.C’est l’objet
et la finalité de l’enseignement. Or, ce
qui prévaut en management vaut aussi
pour l’intelligence économique. C’est
justement dans le temps que s’évalue
la pertinence d’un projet pédagogique.
L’excellence ne se décrète pas. Elle peut
être un principe intermédiaire, elle est
surtout une récompense.Ainsi la qualité
d’un enseignement en IE ne répond pas
aux règles du marketing ou de la com-
munication de masse. Elle s’évalue dans
le temps suivant des critères intangibles
: qualité de l’insertion professionnelle
des diplômés, qualité des publications
dans des revues académiques mais aussi
professionnelles,qualité et taille critique
d’un réseau,compétences distinctives et
implication des enseignants.
Finalement nous sommes encore loin de
l’excellence !!! Mais sans nos camarades
responsables pédagogiques des autres
formations, sans les enseignants de
l’Ecole, sans la vitalité de nos diplômés,
nous ne fêterions pas les 0 ans de l’EGE
et nous n’oserions pas envisager la conti-
nuation d’une aventure collective lancée
en septembre 997.
Enfin, parmi les très nombreuses
personnalités qui ont soutenues et
accompagnées l’EGE depuis 0 ans
(Thierry Dassault, Remy Pautrat, l’Amiral
Lacoste, Philippe Caduc pour n’en citer
que quelques-unes), retenons Bernard
Carayon, inlassable promoteur de
l’intelligence économique et véritable
ami de l’EGE.
Didier Lucas (promotion 2)
La professionnalisation des étudiants
constitue le défi le plus important des
formations en IE. Contrairement aux
enseignements généraux en management
qui sont ponctués par des stages tout au
long d’une scolarité qui peut s’étaler sur
5 ans, la spécificité des troisièmes cycles
d’IE réside dans la capacité à gagner une
course contre le temps ! En moins d’un an
il convient de donner à de jeunes diplômés
un bagage intellectuel ainsi qu’un savoir
faire méthodologique et technique
exploitables par les organisations
(entreprises,administrations,acteurs de la
société civile).
Cette course d’obstacles nécessite
obligatoirement la formalisation d’un
projet pédagogique centré sur la
résolution de problématiques concrètes.
Cela signifie que les étudiants doivent
être placés devant une multitude de cas,
dans le maximum de secteurs d’activités:
conséquences de la déréglementation
d’un marché, déterminant des critères
d’attribution dans le cadre d’un
appel d’offres, création d’un avantage
compétitif par le choix d’un partenariat
stratégique,capacité à créer des barrières
à l’entrée ou à la sortie, possibilités
de réguler un environnement par des
actions adaptées face aux stakeholders
les plus importants, etc. Parallèlement, il
s’agira de confronter les étudiants à des
dynamiques de marchés variées : en
phase de démarrage ou en croissance,
dans le cadre d’un marché stable
et mature, ou lors de décroissance
significative, etc. Quant aux ères
culturelles, elles font également l’objet
d’études particulières,notamment celles
dont les économies sont en très forte
croissance. La maîtrise de toutes ces
problématiques passe par la réalisation