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16 mars 2021
Revue de presse

L'actu politique du 16 Mars 2021

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AEGE - LE RÉSEAU D'EXPERTS EN INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

CLUB RELATIONS PUBLIQUES
Chaque semaine, toute l'information politique.                         N°15             16 Mars 2021
ENTRETIEN
 
La crise sanitaire du coronavirus a démontré l’importance de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement notamment dans le secteur alimentaire. Plus largement, le thème de la souveraineté est revenu dans le débat public. Dans ce cadre-là, le Club Relations Publiques a voulu analyser l’influence de la PAC sur la souveraineté alimentaire française en rencontrant de nombreux acteurs de ce secteur qui nous ont fait un état des lieux.  
L'influence de la PAC sur la souveraineté alimentaire française - Partie 1
L'influence de la PAC sur la souveraineté alimentaire française - Partie 2
 
 
A LA UNE
 

Insécurité : le gouvernement sous pression

Le sujet de l’insécurité revient dans le débat politique, certes encore largement dominé par la crise sanitaire. Mais il refait surface après de nombreux drames mettant en cause des rixes entre jeunes, des émeutes urbaines dans l’agglomération lyonnaise ou un meurtre d’adolescente comme à Argentueil. Tous ces faits divers marquent les Français et Françaises en raison de leur visibilité accentuée par les réseaux sociaux. En effet, l’insécurité est la deuxième source de préoccupation des Français juste derrière la crise sanitaire d’après de nombreux sondages. 
De ces épisodes de violence renaissent les débats autour de la justice des mineurs, certains déclarant qu’il faut accentuer la répression alors que d’autres indiquent qu’il faut miser sur l’aspect éducatif. 
A un an de la présidentielle, le pouvoir est mis sous pression par l’opinion publique et l’opposition de droite. Les Républicains et le Rassemblement national ne cessent d’accuser le gouvernement de mollesse. Face à ces attaques, le gouvernement au travers du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin multiplie les déplacements sur le terrain et les discours martiaux, annonce l’arrivée supplémentaire de policiers et la réactivation du plan anti-bandes. 
Or, les Français perçoivent ces actes comme du déjà vu, de la communication grossière. Ils attendent des actes politiques. 
Plus la présidentielle se rapproche et plus les oppositions de droite attaquent le gouvernement car elles savent que la sécurité, thème régalien est le point faible du président de la République. Ce sujet semble le seul où Les Républicains peuvent se démarquer car la politique économique leur convient. Emmanuel Macron, depuis son arrivée au pouvoir, n’arrive pas à incarner les questions régaliennes. Pour résoudre cette équation, il a nommé Gérald Darmanin, celui-ci multiplie les discours martiaux mais les Français ont l’impression que les actes ne suivent pas. Pour le président, c’est un problème politique car après les européennes, il a opéré un glissement de son électorat vers la droite. Cet électorat a de fortes attentes en termes d’insécurité et si des réponses ne sont pas apportées, il risque de se détourner et de voter pour un candidat de droite plus crédible sur ce sujet. 
 

Fin de vie : bras-de-fer en vue entre le gouvernement et la majorité présidentielle

Le choix de l’ancienne secrétaire d’Etat aux Personnes âgées Paulette Guinchard-Kunstler de recourir au suicide assisté en Suisse a relancé le débat sur la fin de vie. En effet, plusieurs parlementaires ont déposé des propositions de loi allant dans ce sens. 
Au Sénat, la proposition de loi préconisant le droit à mourir dans la dignité a été rejetée. A l’Assemblée nationale, le député LREM Jean-Louis Touraine, fervent partisant du suicide assisté, a déposé une proposition de loi signée par 164 députés dont 151 marcheurs. Il veut autoriser “une assistance médicalisée active à mourir à toute personne majeure et capable, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, provoquant une douleur physique ou une souffrance”. De leur côté, 25 députés Les Républicains ont eux aussi déposé une proposition de loi tout comme le député Libertés et Territoires Olivier Falorni. 
Profitant de la niche parlementaire du groupe Libertés et Territoires du 8 avril prochain, Jean-Louis Touraine et Olivier Falorni prévoient de fusionner leur proposition de loi car le gouvernement a refusé de mettre à l’agenda parlementaire la proposition de loi de Touraine. Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner a demandé en urgence une réunion avec le Premier ministre et les autres groupes de la majorité présidentielle à savoir MoDem et Agir pour connaître la position du gouvernement.
L’exécutif est dans l’embarras car Emmanuel Macron alors candidat avait : “souhaité choisir sa fin de vie”. En outre, l’exécutif n’est pas favorable à une évolution de la loi Clayes-Leonetti votée en 2016. Surtout en pleine crise sanitaire, il redoute d’être accusé par les anti-euthanasie de vouloir libérer des lits de réanimation. D’ailleurs, il a tranché en déclarant vouloir une concertation apaisée et sereine pour pouvoir avancer. Le président du parti présidentiel Stanislas Guérini a proposé de mettre en place une convention citoyenne sur ce sujet-là. 
Pour tenter de clore le débat, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré le lancement d’un nouveau plan national de soins palliatifs. De leur côté, les députés de la majorité présidentielle ont déclaré qu’ils s’affranchiront du choix du gouvernement en votant la proposition de loi Falorni tout en l’amendant afin qu’elle corresponde à la proposition Touraine. Le gouvernement craint des débats houleux et que la majorité se divise profondément sur la fin de vie. 

Marine Le Pen croit en sa victoire en 2022

Dans une émission sur BFM consacrée à elle, la présidente du Rassemblement national et candidate à l’élection présidentielle de 2022 a déclaré qu’elle sera élue présidente de la République face à Emmanuel Macron. 
D’ailleurs, elle a partagé sa vision de la 
fonction présidentielle à savoir plus d’écoute et donner plus souvent la parole aux Français au travers de référendums. Ainsi, elle souhaite un gouvernement d’union nationale. Elle a évoqué la composition de son probable gouvernement. Comme ministre de la Justice, elle souhaite nommer l’ancien magistrat et député UMP Jean-Paul Garraud. Son ministre de l’Environnement serait Hervé Juvin, promoteur du localisme. Elle n'exclut pas la nomination de sa nièce Marion Maréchal à un poste de ministre. 
Une fois présidente, sa première décision sera d’organiser un référendum sur l’immigration. 
Ces propos s’inscrivent dans la poursuite de la dédiabolisation du Rassemblement national entamée par Marine Le Pen. D’ailleurs, la réussite de la dédiabolisation est confirmée par de nombreux sondages puisque ceux-ci indiquent que les Français sont de plus en plus nombreux à penser qu’elle gagnera en 2022 et à partager ses idées. Toutefois, elle apparaît moins crédible sur l’économie qu’Emmanuel Macron en raison de son débat raté de l’entre-deux-tours en 2017 mais crédible sur les questions identitaires et sécuritaires. 
 
LE BRIEF POLITIQUE
 

Justice


Gérald Darmanin confronté à la plaignante qui l’accuse de viol  : Visé par une information judiciaire pour viol, le ministre de l’intérieur est passé devant le juge d’instruction vendredi pour confronter Sophie Patterson-Spatz, la femme qui l’accuse notamment de viol. La confrontation a durée 9 longues heures. Une première dans cette affaire qui remonte à 2009 et qui avait été classée sans suite en 2018, avant d’être relancée en juin 2020. 

Gouvernement


Jean Castex répond aux internautes sur Twitch : Le Premier ministre a participé dimanche 14 Mars à une séance de questions-réponses avec des internautes sur la plate-forme vidéo Twitch. Une séance d’une heure et demie, en compagnie du journaliste Samuel Etienne pour discuter de la crise sanitaire avec un public majoritairement jeune.  Avec un « un côté vintage » qu’il assume totalement, Jean Castex n’a pas hésité à se prêter au « jeunisme » en faisant une apparition sur cette plate-forme initialement consacrée aux fans de jeux vidéo pour toucher les jeunes internautes.

­    Covid-19


Ile-de-France, la situation sanitaire se dégrade : Pour soulager les services de réanimation franciliens, les transferts de patients vers des régions moins touchées par la pandémie se multiplient. L’opération a débuté le week-end des 13-14 mars et va s’intensifier dans les semaines qui vont suivre avec la mise en place des TGV spéciaux dédiée à cette action. Les médecins restent sceptiques quant à l'efficacité de cette mesure sans qu'aucune autre restriction ne soit mise en place.

Régionales 


Najat Vallaud-Belkacem, candidature aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : L’ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem a confirmé sa candidature à la présidence d’Auvergne-Rhône-Alpes, région dirigée par Laurent Wauquiez (Les Républicains), dans un entretien publié dimanche 14 mars dans la presse. Les discussions avec les autres forces de gauche, en particulier les écologistes, n’ayant pas abouti, sa liste ne rassemblera que le Parti radical de gauche (PRG), Cap Ecologie et la Gauche républicaine et sociale (GRS).

­    Culture


Le mouvement d’occupation des théâtres continue : Le théâtre de l’Odéon subit depuis deux semaines une occupation organisée par des intermittents du spectacle pour sauver le secteur de la culture. D’autres lieux un peu partout en France se sont ralliés au mouvement, jugé « inutile » et « dangereuse » par la ministre de la culture. Après une rencontre avec les organisations syndicales, de nouvelles mesures d'aide financière ont été annoncées ce jeudi matin par le gouvernement.
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